Un deepfake est-il une infraction ?+
Oui : diffuser sans consentement un contenu généré par traitement algorithmique représentant l’image ou la voix d’une personne, s’il n’apparaît pas à l’évidence ou s’il n’est pas mentionné qu’il s’agit d’un contenu généré, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende, deux ans et 45 000 euros si la diffusion passe par un service en ligne (article 226-8 du Code pénal, loi du 21 mai 2024). Le deepfake à caractère sexuel est puni de deux ans et 60 000 euros, trois ans et 75 000 euros en ligne, sans exception pour le montage évident (article 226-8-1).
Dois-je indiquer qu’un contenu est généré par IA ?+
Dans plusieurs cas, oui : le règlement européen impose des obligations de transparence pour les contenus synthétiques et les deepfakes (article 50, applicable depuis le 2 août 2026), et les plateformes ont leurs propres règles.
Puis-je utiliser la voix d’une personne avec l’IA ?+
Pas sans autorisation : la voix est un attribut de la personnalité, protégé comme l’image.
Comment prouver qu’une vidéo est un deepfake ?+
Par un constat, l’analyse technique du fichier et, si besoin, une expertise ; nous organisons la preuve dès le début.